Par Nicolas, le 7/4/2020 à 18:52
Année Titre Format Editeur Magazine
1950 Mitsugo no kôfu Manga
Wakai-kun Comic strip Suma Kôkô Shinbun
1951 Hatake no takara Manga (furoku) Gakudôsha Manga Shônen
Mister Suma Comic Strip Suma Kôkô Shinbun
Shin'an tako shuhō Comic strip Suma Kôkô Shinbun
1952 Seibu otoko Manga Tantei-oh
Haya-ashi Comic strip Suma Kôkô Shinbun kikanshi
Dream Town Comic strip Shônen Shôjo Hogaraka Club
Drama-kun Kodomo Book
Sugata Sanshirô-kun Shônen Shôjo Yomikiri Yomimono Book
Susume John-kun Manga Shônen Shôjo Yomikiri Yomimono Book
1953 Atama no John-kun Manga Tantei-oh
Mudai (sans titre) Comic strip Suma kôkô shinbun kikanshi
Kôgen no utau Manga Tantei-oh
Muhôsha chitai Billy the Kid Manga Tantei-oh
Aru yoru no dekigoto Manga Tantei-oh
Tarokichi Meitantei Manga Shônen Shôjo Yomikiri Yomimono
Madara no fuefuki Manga Tantei-oh
1954 Midori-san Manga
Shinkû chitai Manga Tantei-oh
1955 Otonashi no ken Kashihon Tôkôdô
Shirayuki monogatari Kashihon Tôkôdô
Maken rekken Kashihon Tôkôdô
Ôgon toshi Kashihon scénario d'Osamu Tezuka
Tarzan no dôkutsu Kashihon scénario d'Osamu Tezuka
Kairyû hatsuden Kashihon scénario d'Osamu Tezuka
Kumo-jima no bôken Kashihon scénario d'Osamu Tezuka
Poppo-chan Manga (furoku) Shôjo
Shirayuri Kôshinkyoku Manga Shôjo
Robin Hood no bôken Manga
Tarzan no dôkutsu Kashihon scénario d'Osamu Tezuka
Texas kara kita otoko Manga
Tsukibue Sorabue
Gôyû Tameasa Manga (furoku) Shônen
Christmas Carol Manga (furoku) Shôjo Club
1956 Hakuchô no mizu-umi Manga
Harukaze yo ganbare Manga Shôjo
Kamen no bôkenji Manga scénario d'Osamu Tezuka
Hakuchô no mizu-umi Manga
Dôkutsu no ôgon
Ryûsha no ken Manga (furoku) Kôbunsha Shônen
Hakuryû kenshi Manga (furoku) Kôbunsha Shônen
Ichiban hoshi no uta Manga Kôbunsha Shôjo
Tange Sazen Manga (furoku) Kôbunsha Bokura
Tetsujin 28-gô Manga (+furoku) Kôbunsha Shônen
Yuyake nikki Manga (Shôjo)
Chidori no kyoku Manga (Shôjo)
Chiko no gyûnyûya Manga (Shôjo)
Numa no hotori no ie Manga
Kogarashi Daisuke Manga (furoku) Bôken-oh
Arashigaoka Manga Shôjo Club
Bokujô no chorus Manga
Chigusa-chan Manga
Par Nicolas, le 13/3/2020 à 10:30
Ce jeudi 12 mars, je me suis baladé dans le quartier de Yanaka, celui qu'on appelle également le vieux Tokyo. Pour la petite histoire, Yanaka serait le seul quartier de la capitale à avoir survécu aux bombardements de Tokyo pendant la seconde guerre mondiale. Le quartier a bien changé depuis, mais certains coins, comme la rue commerçante Yanaka Ginza, serait encore d'époque.



En route !

Tout d'abord, je suis d'abord allé jusqu'à Ueno en vélo, puis j'ai filé au nord-ouest en direction de Nippori. Je suis passé par la rue entre le parc d'Ueno et le lac Shinobazu. J'aurais pu passer directement par le parc, mais il y a de plus en plus de peuple en ce moment avec la saison des cerisiers qui arrive.
D'ailleurs, quand on longe le parc, on peut tomber sur un hôtel très particulier, le Suigetsu Hotel Ohgaisou. Je ne suis pas là pour faire la pub de cet hôtel, mais il est tout de même important pour quiconque apprécie la littérature japonaise. Avant de devenir un hôtel, il s'agissait de l'ancienne résidence de Mori Ôgai, le célèbre romancier de Mai Hime (La danseuse) et de L'Intendant Sanshô. Bien sûr, ce n'est pas non plus ultra-exceptionnel, alors je recommande ce spot seulement si on a du temps devant nous.



Plus j'allais vers le nord, plus je reconnaissais le paysage. En fait, même si je n'ai jamais vraiment visité le centre de Yanaka, je suis déjà passé par plusieurs rues autour pour me rendre à la bibliothèque de l'Université des Beaux-Arts d'Ueno quand j'habitais dans le quartier de Hakusan. Je suis vraiment tête en l'air... ^^"

Cette fois, je m'y rends vraiment dans le but de découvrir ce qui fait le charme de Yanaka, avec deux spots en tête : la rue commerçante Yanaka Ginza, et le cimetière Yanaka Reien avec son avenue bordée de cerisiers.

Le cimetière Yanaka Reien



Ça peut paraître bizarre de parler de cimetière, mais en vrai, on est pas là pour le visiter, mais plutôt pour marcher le long de Sakura-doori, l'avenue des cerisiers, qui rejoint ensuite le temple Tennôji. Mais je dois admettre que ce cimetière est l'un des plus grand que j'ai vu dans toute cette ville, il ferait environ dix hectares. C'est là que Yoshinobu Tokugawa, le dernier shogun de l'ère Edo, a été enterré, mais je ne l'ai su qu'après sur internet. Et comme on est que mi-mars, les cerisiers ne sont pas encore en fleurs. Le spectacle n'est pas lugubre pour autant, d'autant plus que le ciel était bleu, mais ce sera sans doute bien plus sympa à voir d'ici deux ou trois semaines quand les cerisiers vont fleurir. Néanmoins, un jolie paysage s'est déroulé devant mes yeux quand je suis arrivé devant le temple Tennôji.

Le temple Tennôji



On peut découvrir de nombreux temples à Yanaka, mais le plus populaire d'entre eux est certainement le temple Tennôji. Il aurait été construit pendant l'ère Muromachi, entre 1394 et 1427. Et à première vue, sa structure est assez différente des autres temples bouddhistes que j'ai pu visiter jusque là. Je ne suis pas expert non plus donc je n'irai pas plus loin dans les détails. Néanmoins, quand je suis arrivé devant, j'ai été aussi frappé par la statue de Bouddha en bronze, Tennôji daibutsu, qui se trouve sur la gauche. Celle-ci a été créée en 1690 par Ota Kyuemon. Avec les arbres tout autour, on peut dire que le spectacle en vaut la chandelle.



Vers Yanaka Ginza

En dégotant une carte du quartier à la deuxième entrée du temple, j'ai constaté que je pouvais me rendre jusqu'à Yanaka Ginza en longeant un petit chemin le long des rails de la station Nippori. Je décide de suivre ce parcours puis de remonter vers l'ouest. Cinq minutes après, je tombe sur un embranchement. Le chemin de droite, d'où l'on peut voir divers petits magasins et des stands de nourriture, m'indique que j'arrive bientôt à Yanaka Ginza. Je l'emprunte, puis une fois au bout, je me retrouve en haut d'un escalier menant vers de la fameuse rue commerçante.



Le paysage est étonnant. J'ai déjà parcouru des tas de shôtengai, mais jamais d'un tel point de vue. On sent vraiment qu'on est sur le point d'entre dans un monde ancien. Dire que ce genre de rue était très populaire autrefois semble surréaliste quand on y pense. Bien sûr, une fois à l'intérieur, les commerces qu'on y trouve ne sont pas si différents des autres. Elle est plus étroite mais aussi plus calme que les rues commerçantes couvertes d'Asakusa. Il ne faut qu'une dizaine de minutes pour la parcourir, plus longtemps si on s'arrête pour manger. Une fois au bout, on peut poursuivre vers d'autres commerces en tournant à droite. C'est d'ailleurs là que j'ai trouvé le petit office du tourisme du quartier avec ses cartes et ses parcours pour découvrir tous les temples des environs. C'est très sympa, mais je n'ai pas poussé la visite plus loin. Je réserve ça pour quand les cerisiers seront en fleurs.



Pour finir...

J'ai passé une excellente journée. Il a fait super beau, 18°C, ce qui est rare pour un début mars.
J'ai oublié d'en parler avant, mais en rendant vers Yanaka, je suis passé devant une petite librairie de livres d'occasions appelée Kôsho Mimizuku. On y trouve de tout, sur l'art, l'histoire, ou bien la religion. Le gérant y est très gentil et à l'écoute. En apprenant que j'étais français, il m'avoue un faible pour la philosophie de Foucault et l'oeuvre de Boris Vian.
Pour ma part, en bon amateur de mangas, je lui ai demandé ce qu'il avait à ce sujet. Il m'a dirigé vers quelques bouquins de Yoshiharu Tsugé et de Shinji Nagashima, deux anciens mangakas du magazine Garo que j'apprécie beaucoup. Le gérant les aime tout autant mais préfère quand même le grand Shirato Sanpei et son Kamui-den emblématique.
J'en ai profité pour acheter Hinkon Ryokô-ki, une chronique de voyage composée de 13 essais écris par Yoshiharu Tsugé et publié en 1991.
Si jamais vous passez dans le coin, je recommande ce passage en librairie.



C'est tout pour aujourd'hui. Mais voici d'autres photos pour continuer un peu la visite.